Dostoievski:
Naissance : 30 octobre 1821
Moscou, Russie
Décès : 28 janvier 1881 (à l'âge de 60 ans)
Saint Pétersbourg, Russie
Nationalité : Russe
Profession : Ecrivain
Fiodor Mikhaïlovitch Dostoïevski (en cyrillique: Достоевский, Фёдор Михайлович) est un écrivain russe, né à Moscou le 30 octobre 1821 du calendrier julien (11 novembre 1821 du calendrier grégorien) et mort le 28 janvier 1881 du calendrier julien (9 février 1881 du calendrier grégorien).
Sommaire:
1 Biographie
2 Quelques points sur son style
2.1 Phrases souvent citées
3 Citation
3.1 Chronologie des œuvres
Biographie:
Son père était médecin et, trop autoritaire, fut assassiné par ses propres paysans. Sa mère mourut lorsqu'il était très jeune. Il entre à l'école d'ingénieurs de Saint-Pétersbourg en 1838 et devient officier ingénieur du génie en 1841. En 1844, il demande sa retraite pour pouvoir se consacrer à la littérature et écrit son premier roman, Les Pauvres Gens.
En 1847, il fait la connaissance de Petrachevski et fréquente le cercle révolutionnaire. Cette même année, il fait sa première crise d'épilepsie, à 26 ans.
Dostoïevski est arrêté et emprisonné en avril 1849 pour ses engagements dans des activités révolutionnaires contre le tsar Nicolas Ier. Après un simulacre d'exécution sur la place Semenov, le 22 décembre 1849, la sentence est transformée en un exil de plusieurs années dans un camp de travail en Sibérie. En 1850 il arrive à Omsk (Souvenirs de la maison des morts, 1860), épisode relaté dans le cycle romanesque "La lumière des justes" d'Henri Troyat. Sa peine se termine en 1854 et il est affecté comme officier à un régiment de Sibérie. Il est gracié, obtient sa retraite comme sous-lieutenant, revient en Russie, et il a l'autorisation de vivre à Saint-Petersbourg, sous la surveillance de la police secrète.
Tombe de Dostoïevski au monastère Alexandre Nevsky (cimetière Tikhvine), à Saint-PétersbourgC'est un tournant dans la vie de l'auteur. Il abandonne ses sentiments radicaux et devient profondément conservateur et extrêmement religieux. Il entame une relation amoureuse avec Maria Dmitrineva Isaeva (la femme d'une connaissance) avec qui il se mariera plus tard.
En 1860, il retourne à Saint Pétersbourg, où il se lance sans grand succès dans la littérature pour journaux avec son frère Mikhaïl. En 1862, il se rend en Europe pour la première fois et rencontre Apollinaria Souslova. Sa femme meurt en 1864, puis son frère Mikhaël en 1865. Il ne cesse de voyager, joue à la roulette. Il est couvert de dettes et doit fournir de quoi vivre à la femme et aux enfants de son frère. Il sombre dans une terrible dépression, joue dans des salons et accumule joyeusement les échecs et pertes aux tables de jeu.
Pour échapper aux créanciers de Saint-Pétersbourg, Dostoïevski voyage en Europe. Il revoit Apollinaria (Pollina) Suslova qui refuse sa proposition de mariage. Il engage Anna Griogorievna Snitkine, comme secrétaire et elle devient sa femme en 1867.
Il succombe à une hémorragie le 28 janvier 1881 du calendrier julien (9 février 1881 du calendrier grégorien) et est enterré à Saint-Pétersbourg. Ses obsèques sont suivies par 30 000 personnes.
Il n'aura connu la gloire que dans sa dernière année, et sera considéré comme un des plus grands génies de la littérature russe.
Quelques points sur son style:
Dostoïevski est un maître incontestable du dialogue. Bien avant Gaddis et Sarraute, il met dans ses dialogues des détails qui les rendent époustouflants de vérité : des frémissements, des hésitations, des coq-à-l'âne, des apartés, des lapsus... En ce qui concerne les réflexions philosophiques qui parsèment (certains diraient alourdissent[réf. nécessaire]) son œuvre, il faut noter qu'elles se trouvent toujours dans des dialogues. Dostoïevski n'est jamais didactique (sauf pour des petites choses anodines). Il ne prend jamais parti directement. Dostoïevski, en fait, est pétri de contradictions, et c'est précisément pour cela, sans doute, qu'il a choisi le roman pour s'exprimer. A l'exact opposé des longs dialogues, Dostoïevski excelle aussi dans les scènes narratives totalement muettes : la scène du crime dans Crime et Châtiment, les déambulations de Goliadkine dans Le double, celles de Veltchaninov dans l'Eternel Mari ... Sans parler de la Confession de Stavroguine (chapitre (auto-)censuré des Démons) : Stavroguine attend que la jeune fille dont il vient d'abuser se suicide, absorbé dans la contemplation d'une araignée rouge sur une feuille de géranium... Description d'un souvenir resté horriblement présent, précis dans ses détails les plus absurdes, les plus triviaux.
Ces points apportent à ses textes une multitude de dimensions qui parcourent la qualité narrative du texte et en même temps une très grande qualité d'analyse psychologique quoiqu'elle soit fictive et souvent exacerbée elle est exemplaire même si des auteurs tels que Stendhal excellent dans ce domaine eux-aussi.
Phrases souvent citées:
"Si Dieu n'existe pas, tout est permis !" (Les Frères Karamazov)
"Je triompherai de toute ma douleur juste pour pouvoir dire « je suis » ". C'est Dmitri Fiodorovith Karamazov qui dit cela accusé à tort du parricide.
"La beauté est une énigme", dit M.Mychkine dans L'Idiot.
Citations:
"J'admets que deux fois deux quatre est une chose excellente, mais s'il faut tout louer, je vous dirais que deux fois deux cinq est aussi une chose charmante."
"Dostoïevski est la seule personne qui m'ait appris quelque chose en psychologie" Friedrich Nietzsche
Chronologie des œuvres:
Les Pauvres Gens, 1846
Le Double, 1846
Un roman en neuf lettres, 1846
Monsieur Prokhartchine, 1846
La Logeuse, 1847
Les Annales de Pétersbourg, 1847
Polzounkov, 1848
La Femme d'un autre et le mari sous le lit, 1848
Le Voleur honnête, 1848
Un sapin de Noël et un mariage, 1848
Les Nuits blanches, 1848
Un cœur faible, 1848
Les Récits d'un homme d'expérience, 1848
Le Retraité, 1848
Le Mariage sous l'arbre, 1848
Le Mari jaloux, 1848
Nétotchka Nezvanova, 1848-1849
Le Petit Héros, 1849
Le Rêve de l'oncle, 1855-1859
Le Bourg de Stépantchikovo et sa population, 1859
Humiliés et offensés, 1861
Souvenirs de la maison des morts, 1860-1862
Une sale histoire, 1862
Notes d'hiver sur impressions d'été, 1863
Un événement curieux (1863)
Mémoires écrits dans un souterrain, 1863
Les Carnets du sous-sol, 1864
Le Crocodile, 1864
Crime et Châtiment, 1866
Le Joueur, 1866
L'Idiot, 1868
L'Éternel Mari, 1870
Les Démons (traduit également sous le titre Les Possédés), 1871
Journal de l'écrivain, 1873 :
« Bobok »
« Petites images »
« Le Quémandeur »
Petites images (en voyage) , 1874
L'Adolescent, 1874-1875
Journal de l'écrivain, 1876 :
« Le Garçon «à la menotte» »
« Le Moujik Maréï »
« La Douce »
« La Centenaire »
Journal de l'écrivain, 1877 :
« Le Rêve d'un homme ridicule »
Le Triton, 1878
Les Frères Karamazov, 1880
Discours sur Pouchkine, 1880