Fêtes et religions

Fêtes et religions
Fêtes et Religions:


Fêtes et jours fériés Date Nom français Nom local Remarques
1er janvier: Nouvel an Новый год
13 janvier Nouvel an: « ancien » (julien) Старый новый год non férié
7 janvier Noël: (orthodoxe) Рождество Христово
23 février: Fête du Défenseur de la Patrie День Защитника Отечества ancienne Fête de l'Armée rouge
8 mars: Journée internationale de la Femme Международный женский день
12 avril: Fête des cosmonautes День космонавтики non férié
1er mai: Journée internationale de solidarité des travailleurs День международной солидарности трудящихся
9 mai: Fête de la victoire de la Grande guerre patriotique (1941-1945) День Победы в Великой Отечественной войне
12 juin: Fête nationale (de l'Indépendance) День Независимости Le 12 juin 1990, le Parlement russe démocratiquement élu proclama l'indépendance de la Russie vis-à-vis de l'Union soviétique, ce qui entraîna la chute de cette dernière.
4 novembre: Fête de l'unité nationale День национального единства
7 novembre: Fête de Réconciliation (Anniversaire de la Révolution d'Octobre 1917) День примирения non férié


Religions:

La cathédrale Saint-Basile.Chrétiens orthodoxes : 55 % (y compris les Vieux-Croyants)
Musulmans : 15 % (principalement sunnites)
Juifs : 3 % (seulement orthodoxes et hassidiques)
Protestants : 8 % (principalement luthériens et baptistes)
Catholiques latins : 1 %
Bouddhistes : 1 % (de tradition tibétaine)

# Posté le samedi 17 mars 2007 19:39

Agriculture russe

Agriculture:


Les statistiques officielles de la Fédération de Russie reconnaissent trois formes d'exploitations agricoles. Les organisations agricoles, les fermes privées et les lopins de terre. La culture de blé et de pommes de terre représente son activité principale. L'élevage porcin et de volaille est également très répandu. En revanche, l'élevage de bovins est essentiellement destiné à la production laitière, la consommation de viande rouge restant très limitée en Russie.

Les conditions climatiques de la Fédération ne lui permettent une mise en culture de ses terres que sur une période relativement courte (environ 7 mois de l'année). La dimension de sa surface agricole utile et le facteur climatique permettent sans doute d'expliquer que son agriculture soit extensive plutôt qu'intensive (comme c'est le cas en Europe occidentale), et qu'elle repose sur une monoculture.
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# Posté le samedi 17 mars 2007 19:41

La littérature russe

La littérature russe
La littérature russe:


Sommaire:

1 Littérature vieux-russe
2 Littérature russe moderne
3 Littérature soviétique russophone
4 Littérature russe contemporaine




Littérature vieux-russe:

La littérature vieux-russe se constitue de rares ouvrages écrits en vieux-russe (à ne pas confondre avec le slavon d'Église) comme l'anonyme Dit de la campagne d'Igor (Слово о Полку Игореве). Les bylines, épopées orales, ont mélangé les traditions païennes et chrétiennes. L'influence de la littérature byzantine se fait sentir.
La littérature médiévale russe est écrite en slavon avec une très forte thématique religieuse. Le premier ouvrage en russe courant, l'autobiographie de l'archevêque Avvakoum, ne voit le jour que vers le milieu du XVIIe siècle.


Littérature russe moderne:
Sous l'influence de Pierre Ier le Grand, le pays s'occidentalise ; l'usage du russe est facilité par la réforme de l'alphabet et s'en voit donc démocratisé. De plus, l'idée d'utiliser une langue profane pour la littérature se trouve plus grandement acceptée. Des auteurs comme Antioch Kantemir, Vasily Trediakovski, et Mikhaïl Lomonossov au début du XVIIIe siècle forment la première vague littéraire russe. En poésie Derjavine, en prose Karamzine et Radichtchev, au théâtre Soumarokov et Fonvizine défrichent des genres littéraires pour l'instant inexistants.
Le romantisme, au début du XIXe siècle voit l'éclosion d'une génération talentueuse avec Vasili Joukovski mais surtout Alexandre Pouchkine, Mikhaïl Lermontov et Fiodor Tiouttchev.
Ce siècle sera le siècle d'or de la littérature russe et plus particulièrement du roman avec Dostoïevski, Gogol, Gontcharov, Leskov, Saltykov-Chtchédrine, Tolstoï, Tourguéniev. Parallèlement, les autres domaines littéraires se développent aussi avec le fabuliste Ivan Krylov, les poètes Evguéni Baratynski, Konstantin Batyouchkov, Alexandre Nekrasov, Alexeï Konstantinovitch Tolstoï, Fiodor Tiouttchev et Afanasi Fet, le collectif satirique Kosma Prutkov. Anton Tchekhov développe à la fois une œuvre théâtrale essentielle, mais aussi tout un registre d'histoires très courtes qui en fait un des auteurs russophone les plus marquants.
Le début du XXe siècle voit une vive activité dans le champ poétique avec l'éclosion de beaucoup de tendances telles le symbolisme puis l'acméisme et le futurisme. De nombreux poètes participent à ce nouvel âge d'or : Anna Akhmatova, Innocent Annenski, Andreï Biély, Alexandre Blok, Valéry Briousov, Marina Tsvetaeva, Sergueï Essénine, Nikolaï Goumilev, Daniil Harms, Vélimir Khlebnikov, Ossip Mandelstam, Vladimir Maïakovski, Boris Pasternak, Fiodor Sologoub ou Maximilien Volochine.


Littérature soviétique russophone:

La mise en place de l'URSS et de son régime socialiste va pousser en avant la tendance du socialisme réel dans la littérature nationale. Cette doctrine littéraire est simple, il s'agit d'utiliser le talent des écrivains pour vanter les mérites et les réussites du régime ainsi que pour expliquer la propagande officielle. Le régime s'occupe d'organiser la vie littéraire et l'orientation des thèmes via l'Union des Écrivains qui relève directement du commissaire politique Jdanov. Très rapidement les écrivains réfractaires seront contraints à l'exil, à la prison, au camp ou tout simplement exécutés comme Nikolaï Goumiliev ou Ossip Mandelstam. Les poètes futuristes Vladimir Maïakovski et Marina Tsvetaeva choisiront le suicide. Malgré la politique littéraire officielle, certains auteurs comme Mikhaïl Boulgakov, Boris Pasternak, Andreï Platonov, Ossip Mandelstam, Isaac Babel ou Vassili Grossman continuent leur travail de romancier de manière clandestine en espérant être publiés de manière posthume ou à travers le régime des samizdat (publications artisanales clandestines). Les frères Serapion insistent sur leur droit de créér une littérature apolitique sans ingérence du gouvernement mais cela leur est refusé. L'art expérimental des Oberiouts est aussi interdit.
Les auteurs en exil comme le prix Nobel Ivan Bounine, Alexandre Kouprine, Andreï Biély, ou Vladimir Nabokov réussissent à vivre de leur travail, gardent leur liberté créatrice mais ne peuvent atteindre leur public, le public russophone, que par samizdat.
Dans l'URSS d'après Staline, le socialisme réel reste le seul style littéraire autorisé mais les auteurs publiant sous samizdat ont plus de libertés. Surtout les auteurs peuvent vivre de leur travail et craignent moins la répression et l'internement. Le prix Nobel Alexandre Soljenitsine peut même (par samizdat) parler des goulag. Nikolaï Boulgakov et Varlam Chalamov sont publiés officiellement sous Khrouchtchev. Vénédict Erofeiev continue son travail de publication par samizdat.
Dans la période de déclin de l'empire soviétique, les Russes émigrés reçoivent en Occident une reconnaissance assez forte tels le prix Nobel Joseph Brodsky ou le nouveliste Dovlatov. Leur œuvre n'est alors connue en URSS que par samizdat.





Littérature russe contemporaine:

À la fin du vingtième siècle, la littérature russe doit passer une phase délicate : celle de la renaissance, par-delà le sel semé par des décennies de socialisme soviétique. Les besoins de cette période sont de deux types : former et découvrir de nouveaux talents et créér une économie de l'édition en Russie. Les maisons d'édition trouvent de l'argent pour se développer en vendant des romans de piètre qualité littéraire. Peu d'écrivains, comme Viktor Pelevine ou Vladimir Sorokine sortent du lot. Les maisons d'édition publient peu des œuvres étouffées sous la période communiste ou connues par samizdat.
La poule aux œufs d'or de l'édition russe est, comme partout ailleurs, la littérature policière. Les polars empreints d'ironie de Daria Dontsova connaissent un grand succès. Les 50 romans policiers qu'elle a pour l'instant écrits se sont vendus à des millions d'exemplaires et sont traduits dans plusieurs pays européens.
Au début du vingt-et-unième siècle la demande du public russe s'est fortement accrue, en qualité comme en quantité. En conséquence, l'économie de l'édition russe est obligée de fournir ses clients en cherchant et rémunérant de nouveaux talents littéraires. Le nombre de maisons d'édition et les tirages augmentent.
Certains critiques littéraires ont vu dans le roman « Une Saga moscovite » (en russe Moskovskaya saga) de Vassili Axionov un nouveau Docteur Jivago, une épopée russe racontant la survie pénible de la famille Gradov sous le stalinisme.
Un certain nombre d'écrivains russes sont désormais populaires en Europe occidentale et en Amérique du Nord, telles Tatiana Tolstaïa ou Lïoudmila Oulitskaïa. Les polars de Boris Akounine avec son personnage fétiche Eraste Fandorine sont publiés en Europe et en Amérique du Nord. Alexandra Marinina, la plus grande écrivain de roman policiers en Russie a réussi à exporter ses livres en Europe et a bénéficié d'un grand succès en Allemagne.
La littérature plus traditionnelle trouve aussi un nouvel essor avec des auteurs venus de régions éloignées comme Nina Gorlanova de Perm avec ses histoires sur les difficultés quotidiennes et les joies de l'intelligentsia provinciale ou encore Youri Rytkhéou de Tchoukotka qui raconte les problèmes identidaires des Tchouktches.
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# Posté le samedi 17 mars 2007 19:45

Modifié le samedi 17 mars 2007 21:01

Pouchkine Biographie

Pouchkine Biographie
Pouchkine:


Alexandre Sergueïevitch Pouchkine (Александр Сергеевич Пушкин) est un poète, dramaturge et romancier russe né à Moscou le 6 juin 1799 (26 mai 1799 selon le calendrier julien) et mort à Saint-Pétersbourg le 10 février 1837 (29 janvier 1837 calendrier julien)

Il était l'arrière-petit-fils d'Abraham Hanibal, un prince camerounais au destin étonnant, capturé par des marchands d'esclaves au service des Ottomans et devenu le filleul de Pierre le Grand.

Sommaire:

1 Vie et œuvre
2 Citations
3 Liste des œuvres
3.1 Poèmes
3.2 Drames
3.3 Prose



Vie et œuvre:

Lecteur vorace dès son plus jeune âge, Alexandre Pouchkine étonne son entourage par son aisance à improviser comme à répéter par cœur des vers innombrables. Il s'alimente aux classiques français (Molière, Voltaire, Parny) et anglais (Byron, Shakespeare). Sa profonde connaissance de la culture française lui vaut d'ailleurs le surnom de Frantsous (Француз "Le Français") auprès de ses camarades de lycée.
Dès 1814 son talent poétique lui vaut une première publication dans la revue Le Messager de l'Europe avec son épître « A l'ami poète ».
Il passe quelques années au lycée impérial de Tsarskoë Selo : Souvenirs à Tsarskoïe Selo (1814), la liberté (1817), Rouslan et Ludmilla (1820). Suivent trois ans de vie dissipée à Saint-Pétersbourg. En 1816 il entre au Ministère des Affaires étrangères. En 1820, pour avoir écrit quelques poèmes séditieux, il est condamné à l'exil au Caucase, à Kichinev et à Odessa par le tsar Alexandre Ier. L'influence de Byron se retrouve dans Le Prisonnier du Caucase (1821) qui décrit les coutumes guerrières des Circassiens, La Fontaine de Bakhtchirsaraï (1822) qui traduit l'atmosphère du harem et des évocations de la Crimée, et enfin Les Tziganes (1824). Quant à la Gabrieliade (Gavriliada, 1821), poème blasphématoire, il est sous l'influence française. Un nouvel exil à Mikaïlovskoïe lui permet de finir Eugène Onéguine (1823-1830), d'écrire sa tragédie Boris Goudounov (1824-1825), de composer les « contes en vers » ironiques et réalistes.
À la mort du tsar Alexandre Ier, Nicolas Ier le prend sous sa protection et lui permet de revenir à Moscou. De cette époque date Poltava (1828), poème à la gloire de Pierre le Grand. Il reprend sa vie oisive et épouse Natalia Gontcharova. (18 février 1831). Il entame réellement sa maturité et écrit en prose : Les Récits de Buekjube (1830) qui décrivent la vie russe et son roman historique La Fille du capitaine (1836) où il retrace la révolte de Pougatchev. De cette dernière période datent encore les « petites tragédies » : Le Chevalier avare (1836) sous influence Shakespearienne, Le Convive de pierre (1836) reprend le thème de Don Juan, et enfin le célèbre poème du Cavalier de bronze (1833).
Il mourut à l'âge de trente-huit ans, des suites d'une blessure reçue lors d'un duel avec un officier français, le baron d'Anthès, qui était son beau-frère, et qui aurait courtisé sa femme. Lermontov écrivit alors : "La Mort du poète".


Citations:

Vladimir Weidlé : « Un poème de Pouchkine, traduit honnêtement mais sans miracle, produit l'impression la plus fâcheuse, celle du lieu commun » La qualité de son œuvre tient en propre à la langue russe qu'il a utilisée comme une musique.

Bielinski disait de lui que : « ses vers étaient profondément différents quant au fond et quant à la forme d'une année sur l'autre ».

En 1815 Joukovski écrivit : « Notre jeune et prodigieux Pouchkine est l'espoir de notre littérature ».

Alexandre Pouchkine inaugura une nouvelle littérature russe en l'affranchissant de sa dépendance à l'égard de normes étrangères. Gogol, Dostoïevski, Tolstoï, qui furent de la génération suivante, se sont tous inspirés de son œuvre, ainsi que les compositeurs russes Tchaïkovski et Moussorgski. Pouchkine voulait « dire simplement des choses simples ».


Liste des œuvres:

Poèmes:
Poésies, recueil de poèmes
Souvenirs à Tsarskoïe Selo (1814)
La liberté (1817)
Rouslan et Ludmilla, Poème épique (1817-1920), mis en opera par Mikhaïl Ivanovitch Glinka
Le prisonnier du Caucase (1821)
la Gabrieliade (Gavriliada, 1821)
La fontaine de Bakhtchisaraï (1824)
Le Comte Nouline (1825)
Le Fiancé (1825)
La Tempête (1827)
Le Noyé (1828)
Le Matin d'hiver (1829)
L'Avalanche (1829)
Eugène Onéguine (1823-1831), roman en vers
Les Tsiganes (1824)
Poltava, roman (1828)
La petite maison de Kolomna (1830)
Le Cavalier de bronze, nouvelle en vers (1833)
Les récits de Belkine (1830) : Le Coup de pistolet, La Tempête de neige, Le marchand de cercueils, Le Maître de Poste et La Demoiselle paysanne.

Drames:
Boris Godounov, tragédie historique (1825),
Le convive de Pierre (1830) Sur le thème de Don Juan, mis en opéra par Alexandre Dargomijski.
Le chevalier avare (1836)
Mozart et Salieri (1830) Mis en musique par Rimsky-Korsakov
Le festin en temps de peste (1830)
La Roussalka (1832)

Prose:
Le nègre de Pierre le Grand (1827), roman inachevé, relatif à son ancêtre Abraham Hanibal
Les récits de feu Ivan Petrovitch Belkin (1831)
La dame de pique, nouvelle (1833)
Doubrovsky (1832-1833), roman inachevé
Histoire de la révolte de Pougatchev (1834)
Le coq d'or, conte (1834)
La fille du capitaine, roman (1836)
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# Posté le samedi 17 mars 2007 19:49

Modifié le samedi 17 mars 2007 21:02

Dostoievski

Dostoievski
Dostoievski:

Naissance : 30 octobre 1821
Moscou, Russie
Décès : 28 janvier 1881 (à l'âge de 60 ans)
Saint Pétersbourg, Russie
Nationalité : Russe
Profession : Ecrivain



Fiodor Mikhaïlovitch Dostoïevski (en cyrillique: Достоевский, Фёдор Михайлович) est un écrivain russe, né à Moscou le 30 octobre 1821 du calendrier julien (11 novembre 1821 du calendrier grégorien) et mort le 28 janvier 1881 du calendrier julien (9 février 1881 du calendrier grégorien).

Sommaire:

1 Biographie
2 Quelques points sur son style
2.1 Phrases souvent citées
3 Citation
3.1 Chronologie des œuvres




Biographie:

Son père était médecin et, trop autoritaire, fut assassiné par ses propres paysans. Sa mère mourut lorsqu'il était très jeune. Il entre à l'école d'ingénieurs de Saint-Pétersbourg en 1838 et devient officier ingénieur du génie en 1841. En 1844, il demande sa retraite pour pouvoir se consacrer à la littérature et écrit son premier roman, Les Pauvres Gens.
En 1847, il fait la connaissance de Petrachevski et fréquente le cercle révolutionnaire. Cette même année, il fait sa première crise d'épilepsie, à 26 ans.
Dostoïevski est arrêté et emprisonné en avril 1849 pour ses engagements dans des activités révolutionnaires contre le tsar Nicolas Ier. Après un simulacre d'exécution sur la place Semenov, le 22 décembre 1849, la sentence est transformée en un exil de plusieurs années dans un camp de travail en Sibérie. En 1850 il arrive à Omsk (Souvenirs de la maison des morts, 1860), épisode relaté dans le cycle romanesque "La lumière des justes" d'Henri Troyat. Sa peine se termine en 1854 et il est affecté comme officier à un régiment de Sibérie. Il est gracié, obtient sa retraite comme sous-lieutenant, revient en Russie, et il a l'autorisation de vivre à Saint-Petersbourg, sous la surveillance de la police secrète.
Tombe de Dostoïevski au monastère Alexandre Nevsky (cimetière Tikhvine), à Saint-PétersbourgC'est un tournant dans la vie de l'auteur. Il abandonne ses sentiments radicaux et devient profondément conservateur et extrêmement religieux. Il entame une relation amoureuse avec Maria Dmitrineva Isaeva (la femme d'une connaissance) avec qui il se mariera plus tard.
En 1860, il retourne à Saint Pétersbourg, où il se lance sans grand succès dans la littérature pour journaux avec son frère Mikhaïl. En 1862, il se rend en Europe pour la première fois et rencontre Apollinaria Souslova. Sa femme meurt en 1864, puis son frère Mikhaël en 1865. Il ne cesse de voyager, joue à la roulette. Il est couvert de dettes et doit fournir de quoi vivre à la femme et aux enfants de son frère. Il sombre dans une terrible dépression, joue dans des salons et accumule joyeusement les échecs et pertes aux tables de jeu.
Pour échapper aux créanciers de Saint-Pétersbourg, Dostoïevski voyage en Europe. Il revoit Apollinaria (Pollina) Suslova qui refuse sa proposition de mariage. Il engage Anna Griogorievna Snitkine, comme secrétaire et elle devient sa femme en 1867.
Il succombe à une hémorragie le 28 janvier 1881 du calendrier julien (9 février 1881 du calendrier grégorien) et est enterré à Saint-Pétersbourg. Ses obsèques sont suivies par 30 000 personnes.
Il n'aura connu la gloire que dans sa dernière année, et sera considéré comme un des plus grands génies de la littérature russe.


Quelques points sur son style:

Dostoïevski est un maître incontestable du dialogue. Bien avant Gaddis et Sarraute, il met dans ses dialogues des détails qui les rendent époustouflants de vérité : des frémissements, des hésitations, des coq-à-l'âne, des apartés, des lapsus... En ce qui concerne les réflexions philosophiques qui parsèment (certains diraient alourdissent[réf. nécessaire]) son œuvre, il faut noter qu'elles se trouvent toujours dans des dialogues. Dostoïevski n'est jamais didactique (sauf pour des petites choses anodines). Il ne prend jamais parti directement. Dostoïevski, en fait, est pétri de contradictions, et c'est précisément pour cela, sans doute, qu'il a choisi le roman pour s'exprimer. A l'exact opposé des longs dialogues, Dostoïevski excelle aussi dans les scènes narratives totalement muettes : la scène du crime dans Crime et Châtiment, les déambulations de Goliadkine dans Le double, celles de Veltchaninov dans l'Eternel Mari ... Sans parler de la Confession de Stavroguine (chapitre (auto-)censuré des Démons) : Stavroguine attend que la jeune fille dont il vient d'abuser se suicide, absorbé dans la contemplation d'une araignée rouge sur une feuille de géranium... Description d'un souvenir resté horriblement présent, précis dans ses détails les plus absurdes, les plus triviaux.
Ces points apportent à ses textes une multitude de dimensions qui parcourent la qualité narrative du texte et en même temps une très grande qualité d'analyse psychologique quoiqu'elle soit fictive et souvent exacerbée elle est exemplaire même si des auteurs tels que Stendhal excellent dans ce domaine eux-aussi.

Phrases souvent citées:

"Si Dieu n'existe pas, tout est permis !" (Les Frères Karamazov)
"Je triompherai de toute ma douleur juste pour pouvoir dire « je suis » ". C'est Dmitri Fiodorovith Karamazov qui dit cela accusé à tort du parricide.
"La beauté est une énigme", dit M.Mychkine dans L'Idiot.

Citations:

"J'admets que deux fois deux quatre est une chose excellente, mais s'il faut tout louer, je vous dirais que deux fois deux cinq est aussi une chose charmante."
"Dostoïevski est la seule personne qui m'ait appris quelque chose en psychologie" Friedrich Nietzsche

Chronologie des œuvres:


Les Pauvres Gens, 1846
Le Double, 1846
Un roman en neuf lettres, 1846
Monsieur Prokhartchine, 1846
La Logeuse, 1847
Les Annales de Pétersbourg, 1847
Polzounkov, 1848
La Femme d'un autre et le mari sous le lit, 1848
Le Voleur honnête, 1848
Un sapin de Noël et un mariage, 1848
Les Nuits blanches, 1848
Un cœur faible, 1848
Les Récits d'un homme d'expérience, 1848
Le Retraité, 1848
Le Mariage sous l'arbre, 1848
Le Mari jaloux, 1848
Nétotchka Nezvanova, 1848-1849
Le Petit Héros, 1849
Le Rêve de l'oncle, 1855-1859
Le Bourg de Stépantchikovo et sa population, 1859
Humiliés et offensés, 1861
Souvenirs de la maison des morts, 1860-1862
Une sale histoire, 1862
Notes d'hiver sur impressions d'été, 1863
Un événement curieux (1863)
Mémoires écrits dans un souterrain, 1863
Les Carnets du sous-sol, 1864
Le Crocodile, 1864
Crime et Châtiment, 1866
Le Joueur, 1866
L'Idiot, 1868
L'Éternel Mari, 1870
Les Démons (traduit également sous le titre Les Possédés), 1871
Journal de l'écrivain, 1873 :
« Bobok »
« Petites images »
« Le Quémandeur »
Petites images (en voyage) , 1874
L'Adolescent, 1874-1875
Journal de l'écrivain, 1876 :
« Le Garçon «à la menotte» »
« Le Moujik Maréï »
« La Douce »
« La Centenaire »
Journal de l'écrivain, 1877 :
« Le Rêve d'un homme ridicule »
Le Triton, 1878
Les Frères Karamazov, 1880
Discours sur Pouchkine, 1880
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# Posté le samedi 17 mars 2007 19:52

Modifié le samedi 17 mars 2007 21:40