Gogol

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Gogol:



Nicolas Vassiliévitch Gogol (en russe : Николай Васильевич Гоголь, Nikolaï Vassilievitch Gogol et en ukrainien : Микола Васильович Гоголь, Mykola Vassyliovytch Hohol) (Sorotchinsy, Ukraine, 20 mars 1809- Moscou, 8 mars 1852) est un écrivain russe d'origine ukrainienne. Son père, ancien officier cosaque, développa son goût de la littérature; sa mère lui transmit sa foi religieuse, qui devait évoluer, vers la fin de sa vie, en un mysticisme maladif.

Après de médiocres études, ce frèle jouvenceau au visage austère quitte l'Ukraine et trouve un modeste emploi de bureau à Saint Pétersbourg, dans un ministère. Son éloignement de l'Ukraine et la nostalgie qui en résulte, lui inspirent les Veillées du hameau (1831-1832). Même s'il ne fut qu'un très médiocre employé, cette expérience lui inspirera une magnifique nouvelle, Le manteau (1843), dont le héros, Akaki Akakiévitch, est devenu l'archétype du petit fonctionnaire russe.
Il devient ensuite professeur d'histoire à l'institut patriotique des jeunes filles, puis à l'université de Saint-Pétersbourg (1831 - 1835). Pendant cette période, il publie de nombreuses nouvelles, avec les recueils Arabesques et Mirgorod. En 1836, la pièce de théâtre, Le Revizor connaît un réel succès à Saint Péterbourg, applaudie par les libéraux et attaquée par les réactionnaires; Gogol se sent incompris, tout autant irrité par ceux qui le soutiennent que par ceux qui le critiquent : car tous simplifient et détournent sa pensée profonde, pensent qu'il attaque les institutions, d'une manière presque militante, alors qu'il ne veut dénoncer que les vices et les abus qui se trouvent en l'homme. En plein désarroi, il fuit et va commencer à aller et venir à travers l'Europe.
Sur une idée de son ami Alexandre Pouchkine, il commence à écrire son grand roman, la pièce maîtresse de son œuvre, Les Âmes mortes. Il essaye de le faire publier à Moscou en 1841; mais le comité moscovite de censure le refuse. Ce n'est qu'après une intervention des amis de l'auteur et plusieurs remaniements, que le livre paraîtra en 1842. Au-delà de l'escroquerie projetée par le héros, assez drôle - les âmes sont un terme administratif qui désigne les serfs, et la possession, très théorique, d'âmes mortes, peut se révéler tout à fait intéressante pour faire un emprunt garanti sur ces fameuses âmes... - ce roman est une description sans concession de la Russie profonde, une satire parfois impitoyable, mais où demeure sous-jacent, de manière permanente, le profond amour de Gogol pour la Russie.
Les tribulations reprennent : Italie, France, Allemagne, etc. En 1848, il fait un pèlerinage à Jérusalem. Au fur et à mesure, sa santé se dégrade - et plus encore, la perception qu'il a de sa santé, car il se croit toujours beaucoup plus malade qu'il n'est - et son sentiment religieux s'exalte : il devient de plus en plus mystique.
Rentré à Moscou, il rédige la seconde partie des Âmes mortes. Mais son état psychique et physique se dégrade sans cesse. Au début de février 1852, dans un moment de délire, il brûle dans le poêle de sa chambre, tous ses manuscrits inédits, dont la fin de seconde partie des Âmes mortes, semble t-il.
Il meurt le 21 février, épuisé par les jeûnes. Il est enterré au cimetière de Novodevitchi à Moscou Russie.

Sommaire:

1 Œuvres
1.1 Nouvelles et Romans
1.2 Théâtre



Œuvres:


Nouvelles et Romans:
Veillées du hameau (1831-1832)
Les Arabesques : Le portrait - Le nez - La perspective Nevski - Journal d'un fou (1835)
Mirgorod : Ménage d'autrefois – Tarass Boulba – VII – La brouille (1835)
Le manteau (1842)
Le portrait (1842), deuxième rédaction
Les aventures de Tchitchikov ou les Âmes mortes (1842), première partie
Extraits choisis de ma correspondance avec des amis (1846)
Les Âmes mortes (1856), 2ème partie, édition posthume
Tarass Boulba
Journal d'un fou
Nouvelles de Pétersbourg : La perspective Nevski - Le nez - Le portrait - Le manteau - Journal d'un fou - Le portrait (première version)

Théâtre:Les joueurs
Les épousailles (1835)
L'inspecteur général (1836)
Le Revizor (1836)

# Posté le samedi 17 mars 2007 19:55

Modifié le samedi 17 mars 2007 21:39

Gontcharov

Gontcharov
Gontcharov:




Ivan Gontcharov.Ivan Alexandrovitch Gontcharov [en russe Иван Aлeксандрович Гончаров] est un écrivain russe né à Simbirsk en 1812 et mort à Saint Petersbourg en 1891.
En 1847, il publie son premier roman Une Histoire Ordinaire. Donne l'année suivante des fragments de son chef-d'œuvre Oblomov dont il achève la rédaction dix ans plus tard. En 1869, il publie son dernier roman Le Ravin, un procès du nihilisme. Au dire de Tolstoï, Oblomov est une œuvre capitale, selon Dostoïevski “servie par un talent éblouissant”. Ce roman de mœurs lui fut payé 10 000 roubles par l'éditeur des Mémoires nationaux russes dans lequel il fut publié en 1859, ce détail suffit pour donner une idée de la popularité dont jouissait de son vivant l'écrivain. Son héros est un mythe littéraire russe, aussi présent que Faust ou Don Juan.
Gontcharov œuvra toute sa vie en haut fonctionnaire dont le destin fut lié à celui de la Russie. Il fut employé au Ministère de l'instruction publique, puis attaché au ministère des finances en 1852. On lui confie alors la tâche d'établir les premières relations commerciales avec le Japon, contrée lointaine et fermée. En 1855, il fut nommé à la censure, (sous Alexandre II), puis conseiller d'état aux affaires de presse (1863).
Son œuvre littéraire comporte de nombreux récits, essais, portraits, critiques de théâtre ou de tableaux, articles, nouvelles, contes, poésies, correspondances notamment avec le frère du Tsar, des traductions (Schiller, Goethe, Winckelmann, Eugène Sue et autres) et des analyses critiques d'auteurs français (Balzac, Zola, Flaubert, les frères Goncourt) ou russes (Lermontov).
À la Bibliothèque nationale de Paris figurent quantité d'études qui lui ont été consacrées par des auteurs étrangers : Sergio Molinari, Milton Ehre, Peter Tiergen, Ulrich Lohff, Hélèna Krasnotchekova, Gyorgy Backsi, A.G Tseitline, Nicolaï Piksanov.
Dans le monde entier, des chercheurs travaillent de façon permanente sur son œuvre qui présente de si nombreux aspects. Ce sont réunis lors des Conférences internationales Gontcharov, des chercheurs, professeurs et spécialistes venant de : France (Grenoble), Belgique (Waterloo), Suisse (Bâle, Zurich), Allemagne (Bamberg, Bonn, Berlin, Erlangen, Iéna, Heidelberg, Regensburg, Fribourg en Brisgau), Italie (Rome), Pologne (Poznan), Hongrie (Budapest), République Tchèque (Prague), Japon (Sapporo, Saitama), USA (Athens, Bourse Canon, Pittsburgh), et Russie (Moscou, Saint Petersbourg, Oulianovsk).
La ville d'Oulianovsk abrite un musée consacré à l'écrivain Ivan Alexandrovitch Gontcharov. Il s'est ouvert en 1982 dans la maison même de l'écrivain, où il naissait le 18 (6) juin 1812 et où il vécut. L'Institut "Pouchkine" de Littérature de Saint Pétersbourg dont le département Gontcharov prépare une édition de ses œuvres complètes en 22 volumes, habrite également une exposition consacrée à Gontcharov.


Voyage sur la Frégate Pallas:

Gontcharov.Gontcharov, écrivain célèbre à l'époque, maître incontesté du réalisme positif, haut fonctionnaire, conseiller d'Etat, et alors attaché au Ministère des Finances, accepte le poste de Secrétaire de l'Amiral. Il tient le journal de bord, gère la correspondance, entre en pourparlers avec la diplomatie japonaise et envoie des rapports. Son livre - témoignage “La Frégate Pallas” est un indéniable document sociologique et ethnographique unique en son genre pour l'époque. Durant les dix mois de ce périple, via l'Angleterre, Madère, les Iles du Cap Vert, le Cap de Bonne Espérance, Java, Singapour et Hong Kong, la Frégate essuya tempêtes et typhons dans le Pacifique. Ce n'est qu'en 1855 que ce Traité pourra enfin être conclu.
Le 9 août 1853, la Frégate Pallas jette l'ancre à Nagasaki, seul port japonais alors ouvert aux étrangers après deux cent ans d'une politique de fermeture au monde. Gontcharov décrira ce pays comme “un coffret dont on a perdu la clef”.

LE DESTIN DE LA FRÉGATE PALLAS, Récit:



La Frégate “PALLAS” entra dans l'histoire de la marine Russe comme une des plus grandes réalisations des chantiers navals à voile: vaisseau de combat, vaisseau -chercheur, vaisseau - diplomate. Mise en chantier le 2 novembre 1831, elle fut lancée en été 1833 à St Pétersbourg, aux chantiers navals de Ochta. Avec ses 2089 tonnes, elle avait 53 mètres de long et 13,3 mètres de large. En état de marche, le tirant d'eau était de 7 mètres à l'arrière et de 5 mètres à l'avant. La Frégate aux 52 canons fut baptisée “Alpina Pallas”, autre nom d'Athéna, Déesse de la Sagesse et des Arts Martiaux. La Frégate participa aux manœuvres de la flotte de la Mer Baltique, accomplit de longues traversées et fit partie de la flotte Russe des navires de guerre pendant plus de vingt ans. La “Pallas” fut mise à la disposition de la Légation de l'Amiral Poutiatine sous le commandement duquel une expédition diplomatique quitta St Pétersbourg le 7 Octobre 1852, pour se rendre au Japon afin de signer le premier traité d'amitié et de coopération marchande de l'histoire du gouvernement nippon. Personne ne songeait alors que ce serait son ultime voyage. I.A.Gontcharov, écrivain célèbre à l'époque, maître incontesté du réalisme positif, haut fonctionnaire, conseiller d'Etat, et alors attaché au Ministère des Finances, accepte le poste de Secrétaire de l'Amiral. Il tient le journal de bord, gère la correspondance, entre en pourparlers avec la diplomatie japonaise et envoie des rapports. Son livre - témoignage “La Frégate Pallas” est un indéniable document sociologique et ethnographique unique en son genre pour l'époque. Durant les dix mois de ce périple, via l'Angleterre, Madère, les Iles du Cap Vert, le Cap de Bonne Espérance, Java, Singapour et Hong Kong, la Frégate essuya tempêtes et typhons dans le Pacifique. Ce n'est qu'en 1855 que ce Traité pourra enfin être conclu. Le 9 août 1853, la Frégate Pallas jette l'ancre à Nagasaki, seul port Japonais alors ouvert aux étrangers après deux cent ans d'une politique de fermeture au monde. Gontcharov décrira ce pays comme “un coffret dont on a perdu la clef”. Mais les négociations bien engagées durent être interrompues avec la guerre de Crimée (1853-1856) qui commençait à dégénérer en conflit mondial et l'Amiral reçut l'ordre de St Pétersbourg de se replier sur la côte extrême orientale de la Russie afin d'assurer sa défense en cas d'invasion. Le 22 mai 1854, la “Pallas” abordait le port impérial à la hauteur de la région actuelle de Khabarovsk. Le sort voulut qu'une de ses baies devienne son dernier havre. Malmenée par les tempêtes, la Frégate avait besoin de réparations qu'il était impossible de réaliser sur place, l'endroit étant fort dépeuplé. On a donc choisi d'abandonner la Frégate en attendant la fin des conflits. Dépouillée de ses armes, de ses meubles et objets de valeur, le navire resta dans la baie Postovaïa sous la surveillance d'un groupe de dix matelots avec à leur tête l'officier Dimitri Kouznétsov. Dix huit mois plus tard, au printemps 1856, le gouvernement Russe donne l'ordre de saborder la Frégate pour la soustraire aux lignes ennemies. Les marins russes n'oubliaient pas l'épave immergée, et ne manquaient jamais de la saluer sur le pont lorsque leurs bâtiments pénétraient la baie Postovaïa. On a tenté par deux fois, en 1915 et 1935, un examen de “la Pallas”, sans parvenir pour autant à envisager un renflouage. Le 20 Octobre 1963, on inaugurait un monument dédié à la frégate Pallas érigé au bord de la baie par les marins du Pacifique. On peut lire sur le piédestal : “ En mémoire de l'équipage de la Frégate Pallas, notre profond respect”. En 1988, des membres de club des sous mariniers de la ville sibérienne de Kansk, portèrent leur attention sur le destin de cette Frégate. Ils firent des relevés et purent constater qu'il ne restait rien du pont supérieur. Enlisé à une profondeur de 15 à 18 mètres, non loin de la rive, le club “Aquanautes” prit la décision d'organiser une expédition avec examen approfondi et déblaiement de la coque. L'expédition, non officielle, surnommée “Pallas-89” enthousiasma quelque deux mille cinq cents personnes de quarante-cinq villes de Russie. Les organisateurs ne retirent qu'une équipe composée de deux cents bénévoles, hommes - grenouilles et médecins, qui se rendirent sur les lieux. Les collaborateurs du musée Gontcharov à Oulianovsk ne purent rester en marge de cet événement. Ils ont écrit à Kansk, et Irène Smirnova, chargée de recherche sur l'histoire de la Frégate Pallas, fut invitée à prendre part à l'expédition. Les marins du Pacifique montèrent le campement, fournirent les tentes, une cuisine de campagne, ainsi que tout le ravitaillement. De juillet à septembre, les hommes grenouilles ont fouillé les profondeurs douze à treize heures par jour. Ce travail pénible et monotone fut récompensé par la joie de découvrir des fragments de la célèbre frégate au milieu de la boue et des différentes matières extraites du fond et recueillies dans une péniche. On y a trouvé des clous de cuivre et d'acier, des pièces de garniture en feutre, des fragments de câble, des tronçons de planches de mélèze qui composaient la coque proprement dite. Un hublot en cuivre en parfait état de conservation provoqua le plus vif intérêt parmi les chercheurs. Irène Smirnova fut chargée de l'enregistrement et de la description de tous les échantillons rapportés du fond. Ces relevés furent ensuite répartis entre trois musées: à Vladivostok, au musée du port soviétique de Khabarovsk, et à Oulianovsk qui conservent actuellement ces objets d'une valeur inappréciables. L'examen de la frégate a montré que son renflouage aurait été possible, mais il soulève d'autres problèmes. En effet, quelle Institution scientifique prendrait en charge les recherches quant à la conservation des bois et autres matériaux arrachés à la mer après tant d'années? Il faudrait également prévoir un plan pour la restauration complète de la frégate. Tant que ces questions ne seront pas résolues, aucune tentative de renflouage ne tiendra debout. De plus, les différents projets ont été chiffrés et représentent des sommes considérables qui ne peuvent être supportés par les entreprises de travaux publics. La frégate attend donc toujours son heure au fond de la baie de Postovaïa. Les membres de l'expédition sont persuadés qu'un jour prochain, elle abordera enfin ses rives.
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# Posté le samedi 17 mars 2007 19:58

Modifié le samedi 17 mars 2007 22:10

Leskov

Leskov
Leskov:

Nicolaï Sémënovitch Leskov (russe : Николай Семёнович Лесков, 16 février 1831 - 5 mars 1895) est un écrivain et journaliste russe. Il écrivit aussi sous le pseudonyme de M. Stebnitski. De nombreux Russes le considèrent comme « le plus russe de tous les écrivains russes ».

Ses oeuvres principales sont : Chroniques, Gens d'Eglise, Lady Macbeth du district de Mzensk dont Chostakovitch tira un opéra, et la nouvelle fantastique L'Aigle blanc.
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# Posté le samedi 17 mars 2007 20:00

Modifié le dimanche 18 mars 2007 01:48

Tolstoi

Tolstoi
Tolstoi:


Sommaire:

1 Sa vie
1.1 Famille et littérature
1.2 Tolstoï et l'espéranto
1.3 Tolstoï et le végétarisme
2 Œuvres
2.1 Romans
2.2 Nouvelles
2.3 Théâtre
2.4 Autobiographie
2.5 Essais


Sa vie:

Léon Tolstoï
Portrait par Ilya Repine (1897).Il est né le 28 août 1828 du calendrier julien (9 septembre 1828 du calendrier grégorien) à Iasnaïa Poliana en Russie et il est mort le 7 novembre 1910 du calendrier julien (20 novembre 1910 du calendrier grégorien) à Astapovo.

Ses premières publications sont des récits autobiographiques (Enfance et Adolescence) (1852-1856). Ils rapportent comment un enfant, fils de riches propriétaires terriens, réalise lentement ce qui le sépare de ses camarades de jeu paysans. Plus tard, vers 1883, il rejette ces livres comme étant trop sentimentaux, une bonne partie de sa vie y étant révélée et décide de vivre comme un paysan en se débarrassant aussi de ses possessions matérielles héritées, qui étaient pourtant nombreuses, ayant acquis le titre de Comte. Avec le temps, il sera de plus en plus guidé par une existence simple et spirituelle.
Il est frappé dès son enfance par le sentiment de l'absurdité de la vie (à la suite de la mort de son père) et il refuse l'hypocrisie des relations sociales. Le sentiment moral est ce qu'il y a de véritablement divin : toute la morale de Tolstoï est fondée sur ce sentiment. Par ailleurs, Tolstoï rejette l'État et l'Église. Si certains ont pu rapprocher la pensée de Tolstoï d'un nihilisme fondé sur une morale personnelle, d'autres ont fait de l'écrivain russe un penseur important et influent de l'anarchisme chrétien: en effet, sa critique radicale de l'Etat, ses préoccupations envers les masses opprimées, l'importance de ses réalisations pédagogiques, sa recherche de cohérence sur le plan personnel, en ont en effet fait un penseur proche de l'anarchisme. Par ailleurs, il conçoit l'art véritable comme étranger à la recherche du plaisir purement esthétique : l'art est un moyen de communication des émotions et d'union entre les hommes. Aussi critique-t-il l'art pour l'art, la beauté bourgeoise inaccessible aux gens simples.
Marqué par les conflits comme la Guerre de Crimée (1853-1856) durant laquelle il a été mobilisé, relatée dans "Récits de Sébastopol", ou les conflits passés telles les Guerres Napoléoniennes, qui constituent la trame d'une de ses œuvres majeures: "Guerre et Paix", Tolstoï entame à partir des années 1870 une sorte d'introspection, en forme de quête spirituelle. En 1879, Tolstoï se convertit au christianisme qu'il évoque dans "Ma confession" et "Ma religion", mais il est très critique par rapport à l'église orthodoxe russe : son christianisme reste empreint de rationalisme, la religion étant toujours chez lui un sujet de violents débats internes, ce qui l'amènera à concevoir un christianisme détaché du matérialisme et surtout non-violent. Sa critique des institutions oppressives et sources de violence inspirera le Mahatma Gandhi, ainsi que Romain Rolland. Leur message sera ensuite repris par Martin Luther King, Steve Biko, Aung San Suu Kyi, Nelson Mandela et bien d'autres. Gandhi traduira l'œuvre de Tolstoï "Lettre à un Hindou" en 1908, où l'écrivain russe dénonce des actes de violence de nationalistes indiens en Afrique du Sud ; ceci amènera Gandhi et Tolstoï à communiquer jusqu'à la mort de Tolstoï. De même, Rolland publiera peu après le décès de Tolstoï sa biographie: "Vie de Tolstoï". On constate là des liens subtils entre diverses personnalités imprégnées d'idées progressistes et humanistes qui en inspirent d'autres et qui ne font qu'améliorer le sort du monde.
De son côté, l'église orthodoxe va excommunier Tolstoï après la publication de son œuvre "Résurrection".
À la fin de sa vie, Tolstoï part en vagabond, attrape froid et meurt d'une pneumonie dans la solitude, à la gare d'Astapovo, loin de sa propriété de Iasnaïa Poliana et de sa famille, y compris sa femme Sophie Behrs qu'il refusera de voir. Pourtant ils s'autorisaient chacun à lire le journal intime de l'autre et ont eu treize enfants ensemble (cinq meurt en bas âge), mais Sophie était aussi celle qui dirigeait le domaine, donc assez autoritaire.
Tolstoi fut aussi inspiré au cours de sa vie par d'autres figures majeures de la non-violence telles le philosophe Americain Henry David Thoreau et le Prophete Baha'i, Baha'u'llah.


Famille et littérature:
Parmi ses descendants deux sont connus dans la littérature:
Alexandre K. Tolstoï qui est un poète avec un bon sens de l'humour,
Alexandre N. Tolstoï a écrit plusieurs romans historiques et le livre pour enfants Buratino, inspiré par Pinocchio.




Tolstoï et l'espéranto:
Espérantiste convaincu, Tolstoï a fait savoir qu'il était favorable à l'espéranto, langue internationale qu'il disait avoir appris en dix heures.

« J'ai trouvé le volapük très compliqué et, au contraire, l'espéranto très simple. Ayant reçu, il y a six ans, une grammaire, un dictionnaire et des articles en espéranto, j'ai pu arriver facilement, au bout de deux petites heures, sinon à l'écrire, du moins à le lire couramment. (...) Les sacrifices que fera tout homme de notre monde européen, en consacrant quelque temps à son étude, sont tellement petits, et les résultats qui peuvent en découler tellement immenses, qu'on ne peut se refuser à faire cet essai.» (1894)

Tolstoï et le végétarisme:
Léon Tolstoï adopta un régime végétarien en 1885. Il préconisa le "pacifisme végétarien" et prona le respect de la vie sous toutes ses formes même les plus insignifiantes. Il écrit qu'en tuant les animaux "l'homme réprime inutilement en lui-même la plus haute aptitude spirituelle - la sympathie et la pitié envers des créatures vivantes comme lui - et qu'en violant ainsi ses propres sentiments, il devient cruel"[1]. Il considérait par conséquent que la consommation de chair animale est "absolument immorale, puisqu'elle implique un acte contraire à la morale: la mise à mort".


Œuvres:



Récits du Caucase, 1853
La tourmente de neige, 1856
Le Royaume des Cieux est en vous, 1883
Mikhaïl, 1893
Le cadavre vivant, 1900

Romans:
Le bonheur conjugal (1859)
Les cosaques (1863)
Guerre et Paix (1864-1869)
Anna Karénine (1873-1877)
Résurrection (1899)

Nouvelles:

Léon Tolstoï à son bureau
Portrait de Leonid Osipovich Pasternak (1908).
Léon Tolstoï à son bureau
Photographié en mai 1908.Récits de Sébastopol (1855-1856)
La matinée d'un seigneur
Lucerne
Albert
Les deux hussards (1856)
Trois morts
Poulikrouchka
Kholstomer
La Mort d'Ivan Ilitch (1886)
La Sonate à Kreutzer (1890)
Maître et serviteur
Aliocha Gorchok
Histoires pour les enfants
Le Diable (1889-1890)
Le père Serge (1898)
Hadji-Mourad (1904) (posthume)

Théâtre:
La puissance des ténèbres (1887)
Les fruits de la science (1890)

Autobiographie:
Enfance (1852)
Adolescence (1854)
Jeunesse (1855)
Ma confession (1879-1882)

Essais:
Ma religion (1883)
Physiologie de la guerre (1887)
Pouvoir et liberté (1888)
La liberté dans l'école (1888)
Quelle est ma vie ? (1888)
Ce qu'il faut faire (1888)
L'école de la Iasnaia Poliana (1888)
De la vie (1889)
Critique de la théologie dogmatique (1891)
Qu'est-ce que l'art (1898)
Les pensées des hommes sages pour tous les jours (1903)
Enfance de Tolstoï

# Posté le samedi 17 mars 2007 20:06

Modifié le samedi 17 mars 2007 21:21

Tourgueniev

Tourgueniev
Tourgueniev:




Ivan Sergueïevitch Tourgueniev (Иван Сергеевич Тургенев, 9 novembre 1818 du calendrier grégorien à Orel - 3 septembre 1883 à Bougival) était un écrivain russe.
Sa famille est aisée mais sa mère est abusive. Il vit de 1838 à 1841 à Berlin avant de retourner à Saint-Pétersbourg puis de partir pour Londres puis de s'installer à Paris.

Dostoïevski le caricatura comme Karmazinov dans Les possédés.

Gustave Flaubert fut son ami. Son livre le plus célèbre est Pères et fils qui met notamment en scène des nihilistes et auxquels il oppose le héros positif.

Ivan Tourgueniev fut l'ami d'Émile Zola, mais ses relations devinrent de plus en plus distantes au fur et à mesure que grandissait son succès. Tourgueniev n'appréciait pas, entre autres, les campagnes par la presse de Zola.

La route nationale 13 porte le nom de "Rue Yvan Tourgueneiev" au passage de Bougival (Yvelines)


Œuvres:


Le Célibataire / Le fil rompt où il est mince
Le Pain d'autrui / L'Imprudence / Sans argent
La Provinciale / Le Déjeuner chez le maréchal / Conversation sur la grand-route / Un soir à Sorrente
Récits d'un chasseur (1852)
Un coin tranquille, (1854)
le Nid de gentilshommes (1859)
Pères et Fils (1862)
Premier Amour (1860)
la pièce Un mois à la campagne, écrite en 1850, devra attendre 1879 pour être représentée.
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# Posté le samedi 17 mars 2007 20:10

Modifié le samedi 17 mars 2007 21:27