Krylov

Krylov
Krylov:

Ivan Andreïévitch Krylov [en cyrillique Иван Андреевич Крылов] (13 février 1769 - 21 novembre 1844) est un écrivain russe.

Après avoir débuté par des drames et des comédies satiriques, il publie en 1809 un premier recueil de fables. Celui-ci sera suivi de plusieurs autres recueils, qui vaudront à leur auteur une immense popularité. Les fables de Krylov empruntent souvent leurs sujets à celles d'Ésope et de La Fontaine.

# Posté le samedi 17 mars 2007 20:11

Modifié le samedi 17 mars 2007 21:35

Tiouttchev

Tiouttchev
Tiouttchev:

Tiouttchev en cyrillique Фёдор Иванович Тютчев (5 décembre 1803 Ovstoug, une famille noble de la région de Briansk — 27 juillet 1873 Tsarskoïe Selo) — un des plus grands poètes russes, diplomate de carrière, censeur. Appartenant à une très ancienne famille aristocratique. Tiouttchev a fait ses études à la faculté des lettres de l'Université de Moscou, puis il a servi comme diplomate pendant plus de vingt ans à Munich, où il est entré en rapport avec Schelling et Heine, et à Turin. En 1844 Tiouttchev retourne en Russie où il commence son service comme censeur.
Tiouttchev a écrit environ 400 poèmes. Sa poésie des années 1810—1820 est une poésie traditionnelle pour le genre d'ode du XVIIIe siècle en Russie. Dans ses vers des 1830 des motifs du Romantisme sont visibles, surtout du romantisme allemand (images de la nuit, du chaos). C'est une poésie méditative. Ses sujets sont généralement la cosmogonie, la condition humaine, la nature. Lors des années 1840 Tiouttchev n'écrit presque pas de vers, mais publie des articles politiques sur les relations de la Russie et de la civilisation occidentale. En 1850 il tombe profondément amoureux d'une aristocrate russe appauvrie, Elena Aleksandrovna Denissiéva. Il a dédié à Denissiéva quelque poèmes perçants où il interprète l'amour comme une tragédie fatale. Plus tard philologues et éditeurs réunirons ces poèmes en un cycle dit “Denissiévski”. Elena Denissiéva meurt en 1864.
L'année 1854 voit la publication d'un premier recueil des vers de Tiouttchev. Cette édition a été réalisée sans la participation de l'auteur: Tioutchev ne s'est jamais considéré en homme de lettres professionnel. En 1860—1870 des motifs politiques prédominent dans la poésie de Tiouttchev.
Le poème le plus connu de Tioutchev s'appelle “Silentium!”. On cite fréquemment en Russie un des vers de ce poème “La pensée que on dit est un mensonge”. Un autre de ses poèmes connus dit : «On ne peut pas comprendre la Russie par la voie de la raison, / On ne peut pas la mesurer, / Elle a un caractère particulier, / On ne peut que croire en elle!»

Poèmes:


On ne peut pas comprendre la Russie par la voie de la raison; aussi
Silentium!
Ô toi mon âme prophétique...
Vision
Mal'aria
Cicéron
Le Jour et la Nuit
Comme on voit l'océan envelopper le globe terrestre...

# Posté le samedi 17 mars 2007 20:15

Modifié le samedi 17 mars 2007 21:31

Tchekhov

Tchekhov
Tchekhov:



Anton Pavlovitch Tchekhov (Антон Павлович Чехов) (1860-1904) est un écrivain russe.

Sommaire:

1 Biographie
2 Œuvres
2.1 Théâtre
2.2 Essais
2.3 Nouvelles
2.4 Romans



Biographie:

Anton Pavlovitch Tchekhov est né le 17 janvier (calendrier julien) = 29 janvier 1860 (calendrier grégorien), à Taganrog, au bord de la mer d'Azov, en Russie. Ses parents sont des petits commerçants. Il étudie la médecine à l'université de Moscou et commence à exercer à partir de 1884. En 1890, il voyage en Sibérie où il tire matière pour L'île de Sakhaline (1893) où il décrit la vie des bagnards. Il fait par la suite de nombreux voyages en Europe.
En 1901, il épouse Olga Leonardovna Knipper (1870-1959), actrice qu'il avait rencontrée lors de la première lecture de La mouette.
Il meurt le 2 juillet 1904 à Badenweiler en Allemagne, de tuberculose. Le 9 juillet, son corps est enterré à Moscou, au cimetière de Novodevitchi.


Œuvres:

Conformisme, lâcheté, antisémitisme, alcoolisme social, le tableau de la bourgeoisie provinciale atteint des sommets de cruauté et de drôlerie.
Elsa Triolet a traduit une partie de l'œuvre de Tchekov en français, en particulier Platonov.


Théâtre:
Statue de Tchekhov à Tomsk.À intervalles réguliers, des personnages éprouvent le besoin irrépressible de répéter : «Je m'ennuie.»

Platonov (c.1878) - dont le texte a été découvert en 1921- première adaptation en français sous le titre Ce fou de Platonov , première traduction intégrale en français par André Markowicz et Françoise Morvan (édition les Solitaires intempestifs).
Les Méfaits du tabac (1886, 1902)
Ivanov (1887) - quatre actes - un nouvel Hamlet mélancolique
L'Ours (1888) - comédie en un acte
Une Demande en mariage (c.1888-1889) - un acte
L'Homme des bois ou Le Sauvage ou Le Génie des forêts ou Le Sylvain (1889) - comédie en quatre actes
La mouette (1896)
Oncle Vania (1899-1900) - inspiré de L'Homme des bois
Les Trois Sœurs (1901)
La Cerisaie (1904)

Essais:
Un voyage à Sakhaline (1895), comprenant :
L'île de Sakhaline (1891-1895)
A travers la Sibérie
Correspondance

Nouvelles:
Tchekhov et Gorki à Yalta en 1900.Quelques titres restent à traduire
Plusieurs de ces nouvelles ont été écrites sous le pseudonyme de Antocha Tchékhonté.
Intrigues (1879-1884) - neuf nouvelles
Late-Blooming Flowers (1882)
The Swedish Match (1883)
Lumières (1883-1888)
Huîtres (1884)
Perpetuum Mobile (1884)
Motley Stories (Pëstrye Rasskazy) (1886)
Excellent People (1886)
Misère (1886)
La princesse (1886)
La pharmacienne (1886)
The Scholmaster (1886)
Un œuvre d'art (1886)
Un beau tumulte! (1886)
Une nuit terrible (1886)
Hydrophobia (1886-1901)
The Beggar (1887)
Le docteur (1887)
Ennemis (1887)
The Examining Magistrate (1887)
Bonheur (1887)
Le baiser (1887)
La veille de Pâques (1887)
Typhus (1887)
Volodia (1887)
Polinka (1887)
Zinotchka (1887)
Les récits de mademoiselle X (1887)
La steppe (1888) - lauréat du prix Pouchkine
An Attack of Nerves (1888)
An Awkward Business (1888)
Les beautés (1888)
Le chant du cygne (1888)
Sleepy (1888)
The Name-Day Party (1888)
Une banale histoire (1889)
Gusev (1890)
Les voleurs de chevaux (1890)
Le duel (1891)
Les garces (1891)
La salle n°6 (1892)
En exil (1892)
La cigale (1892)
Voisins (1892)
Terreur (1892)
Ma femme (1892)
Le papillon (1892)
Les deux Volodias (1893)
Une histoire anonyme (1893)
Le moine noir (1894)
The Head Gardener's Story (1894)
Rothschild's Fiddle (1894)
L'étudiant (1894)
Le professeur de littérature (1894)
Un royaume de femmes (1894)
Trois ans (1895)
Ariane (1895)
Murder (1895)
The House with an Attic (1896)
Ma vie (1896)
At Home (1897)
Peasants (1897)
In the Cart (1897)
The Man in a Case, Gooseberries, About Love - the 'Little Trilogy' (1898)
Ionych (1898)
A Doctor's Visit (1898)
The New Villa (1898)
On Official Business (1898)
De l'amour (1898)
Douchetchka (1899)
La Dame au petit chien (1899)
At Christmas (1899)
In the Ravine (1900)
L'évêque (1902)
La fiancée (1903)
Le portefeuille (extrait des Contes humoristiques)

Romans:
Drame de chasse (1884-1885)

# Posté le samedi 17 mars 2007 20:17

Modifié le samedi 17 mars 2007 21:32

Anna Akhmatova

Anna Akhmatova
Anna Akhmatova:


L'œuvre d'Akhmatova se compose aussi bien de petits poèmes lyriques que de grands poèmes, comme Requiem, un grand poème sur la terreur stalinienne. Les thèmes récurrents sont le temps qui passe, les souvenirs, le destin de la femme créatrice et les difficultés pour vivre et pour écrire dans l'ombre du stalinisme.
Akhmatova est née près d'Odessa. Ses parents se séparent en 1905. Elle se marie au poète Nikolaï Goumiliov en 1910. Leur fils, né en 1912, est l'historien Lev Goumiliov.

Nikolaï Goumiliov fut exécuté en 1921 pour des activités considérées comme anti-soviétiques ; son second mari et son fils sont arrêtés et déportés en 1935; Akhmatova fut réduite au silence, sa poésie ne pouvant être publiée de 1925 à 1940, puis de 1946 (où, insultée par Jdanov, elle est frappée d'interdit jusqu'à la mort de Staline) à 1953. Elle mourut en 1966 à Leningrad, sans avoir été réhabilitée officiellement.
L'ouvrage récent le plus complet en français est le numéro spécial de la Revue de Belles-Lettres "Anna Akhmatova", Genève, Editions Zoé, 1996; 1-3. Le livre contient des traductions inédites de 70 poèmes, de deux études d'Akhmatova sur Pouchkine, des études sur Anna Akhmatova et ses contemporains (Pasternak, Ossip Mandelstam, Marina Tsvetaiéva), sur Akhmatova et Modigliani, Akhmatova et Isaiah Berlin, Akhmatova et le formalisme russe etc.

Sommaire:

1 Bibliographie



Bibliographie:

Le vent de la guerre,La lune au Zénith, Mort
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# Posté le samedi 17 mars 2007 20:22

Modifié le samedi 17 mars 2007 21:32

Andrei Biely

Andrei Biely
Andrei Biely:


Portrait de Andreï Biély par Léon BakstBoris Nikolaevich Bugaïev, connu sous le pseudonyme de Andreï Biély, Biély signifiant « Le Blanc » en russe (né le 26 octobre 1880 à Moscou et décédé le 8 janvier 1934) est un poète et écrivain russe.

Andréi Biély est considéré comme l'un des plus grands écrivains russes du XXe siècle. Il a eu une forte influence sur la langue russe moderne, un peu comme James Joyce sur l'anglais, et Goethe sur l'allemand. Avec son ami, Alexandre Blok, il fut un des chefs de file de la seconde génération symboliste en Russie. Très doué et instruit dans plusieurs disciplines dont les mathématiques, les sciences naturelles, la philosophie, il était aussi musicien et dessinateur.

Sommaire:

1 Biographie
2 Principales œuvres




Biographie:

Son père était un professeur émérite à l'Université de Moscou où il enseignait les mathématiques. Pendant son enfance, il est marqué par Goethe, Frédéric Chopin et Ludwig van Beethoven, puis par Nicolas Gogol et Charles Dickens.
Ses influences s'étendent en 1896 par ses lectures de Schopenhauer, en 1897 par celles de Dostoïevsky et d'Ibsen; ensuite en 1899 par sa découverte de Nietzsche et du philosophe russe Vladimir Soloviev, de Wagner ainsi que par Kant. Il lit les Vedas, et les «auteurs modernes français».
En 1905, il séjourne à Saint-Pétersbourg où il assiste au début de la révolution bolchevique. À Moscou il prend part aux meetings. En 1907, il séjourne à Paris (où il rencontre Jean Jaurès) pour y tenir des conférences. Son premier roman La Colombe d'Argent est publié dans une revue en 1909, année où il rencontre sa future femme, Assia Tourgueneva (qu'il épousera en 1914 à Berne). Ils visitèrent ensemble la Sicile, l'Égypte, la Tunisie et la Palestine.
En 1912, il part pour Bruxelles, pour Bergen en Norvège puis pour Leipzig où il fait la rencontre de Rudolf Steiner. Subjugué par ce dernier, il le suit à Dornach, où il s'installe en 1914. Il fait partie de la communauté qui construit le « Johannes Bau » qui fut dénommé ultérieurement Goethéanum. Assia et sa sœur Nathalie participent activement à l'entreprise (Assia dirige l'équipe de sculpteurs). Biély peu habile de ses mains, n'est pas vraiment utile, aussi il sillonne l'Europe suivant Steiner dans ses tournées de conférences, Stuttgart, Munich, Vienne, Prague.
En 1916, il répond à l'appel de mobilisation et rentre en Russie en passant par l'Angleterre, mais il est réformé. Assia refuse de quitter Dornach et son travail au Goethéanum en construction. Il vit alors dans un monde obsessionnel et grotesque qu'il décrit minutieusement dans les Carnets d'un Toqué. L'année suivante, il fonde le groupe anthroposophique de Moscou avec l'anthroposophe T. Trapeznikov. Il rencontre pour la première fois celle qui sera sa seconde épouse en 1925, Klavdia Nikolaïevna Vassilieva. Il publie Glossolalie, un essai de poésie critique sur l'origine du langage, la manière dont les mots naissent dans la bouche, la conformité du son et du sens.
Comme Blok, Biély soutient utopistement la Révolution d'Octobre. Cependant, en 1919, déçu par la révolution russe, il constate qu'il n'y aura pas de «révolution de l'esprit». En 1920, il fonde avec Ivanov-Razumnik la VOL-FILA (Association libre de Philosophie) dont il présida la branche moscovite. Il éprouve des doutes sur l'Anthroposophie. Très vite son indépendance à l'égard de la stricte doctrine marxiste avait été mal tolérée du pouvoir. Plusieurs membres de l'association avaient été arrêtés puis relâchés, le groupe était de plus en plus surveillé par la Tcheka, et fut finalement interdit à Moscou au début de 1921, mais Lénine accepte de le laisser partir à l'étranger.
En 1921, s'installe à Berlin, où se trouvent presque tous les intellectuels russes. Assia lui signifie leur séparation définitive. Ils se rencontreront encore à Berlin en 1922 qpuis à Stuttgart en 1923 pour le constat de séparation. Klavdia Nikolaïevna Vassilieva le rejoint alors à Berlin. Ils rentrent ensemble à Moscou, en URSS où Léon Trotsky condamne avec mépris l'écrivain Biély dans son ouvrage « Littérature et Révolution ».
En 1931, le couple s'installe près de Leningrad. Deux ans plus tard, il subit une première crise cardiaque et meurt à Moscou le 8 janvier 1934. À sa mort, son œuvre comprend 46 volumes et plus de 300 articles, récits, esquisses, ...


Principales œuvres:

Friedrich Nietzsche (inédit en français) (Stalker éditeur-2006)
Symphonie dramatique (1902)
Symphonie héroïque (1903)
La Symphonie nordique (1904)
Or sur Azur (1904)
Le Retour (1905)
La Coupe des Tempêtes [de neige] (1908) - (Quatrième symphonie)
Urnes (1909) recueil en vers
Cendres (1909) recueil en vers
La Colombe d'argent (1909)
Arabesques (1911) recueil d'articles
Kotik Létaïev (1915)
Pétersbourg (1916/1922)
Glossolalie (1917)
Christ est ressuscité (poème, 1918)
Carnets d'un Toqué (entrepris en 1918, et publié en 1922)
Le Chinois baptisé (1922)
Souvenirs sur A. Blok (1922)
Moscou (1926)
Souvenirs sur Rudolf Steiner (1929)
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# Posté le samedi 17 mars 2007 20:25

Modifié le samedi 17 mars 2007 21:37